ANATOMIE DE LA CHAUSSURE DE RUNNING

LA chaussure de running ! Des références à la pelle, des modèles renouvelés chaque année (voire juste un changement de couleur à chaque saison !), nous avons l’embarras du choix et comme un sentiment, parfois, de chercher une aiguille dans une botte de foin !

Mais comment est constituée une chaussure de running ? Pourquoi autant de marques avec ses particularités ?

Chaussons les gants, sortons le cutter et passons en mode dissection !

Une chaussure de running peut se décomposer en 4 parties :

  • la tige : c’est la partie qui recouvre le pied comme un chausson. La tige assure le confort, l’aération, le maintien et la protection du pied. Elle comporte l’empeigne (souvent en tissu Mesh ou Gore-Tex pour certains modèles Trail) sur la partie antérieure et latérale de la chaussure. Certaines marques comme Altra augmente la largeur de cette partie antérieure (appelée Toe Box) laissant ainsi davantage de place à l’avant pied et aux orteils lors de l’appui au sol). Les renforts latéraux, dont vous avez deviné la fonction, intègrent le plus souvent le sigle de la marque (la marque vous soutient !!). Le bout dur ou pare-pierres pour les modèles trail. La languette permettant d’enfiler les chaussures, associée aux lacets. Enfin le contrefort qui entoure le talon permettant de maintenir le pied et de renforcer la résistance de la chaussure.
  • la semelle de propreté : située dans la chaussure, au contact direct du pied, elle a un rôle de confort et d’absorption de la sueur (elle ne garde donc pas longtemps son nom !). Elle peut être remplacée par une semelle orthopédique si besoin (ou pas !).
  • la semelle intermédiaire : c’est ici que se joue la lutte acharnée des fabricants. Les marques allouant un budget certains voire démesuré pour innover et justifier les prix ! La semelle intermédiaire doit répondre à une juste équation entre amorti et dynamisme. Boost chez Adidas, Air chez Nike, Gel chez Asics, Wave chez Mizuno, N2 et Revlite chez New Balance….), la technologie caractéristique de chaque marque est présente dans cette partie de l’anatomie. La constitution de cette zone permet à la chaussure d’avoir plus ou moins d’amorti (capacité à absorber la force de réaction du sol) et de dynamisme (restitution de cette force absorbée). Plus vous êtes lourds (je parle du poids n’est ce pas !), davantage d’amorti vous aurez besoin. C’est également ici que vous trouverez les renforts pour les modèles dits pronateurs ou supinateurs. Dernière info concernant cette partie : le drop. C’est la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière du pied. En moyenne autour de 12-14 mm, un drop élevé favorise l’attaque talon (pas bien !). Un drop faible (0-4 mm) favorise une attaque médio-pied (bien !).
  • la semelle d’usure : correspond à la partie en contact avec le sol. Son rôle est l’adhérence au revêtement du sol (modèle piste, bitume, sentier-chemin, trail). Elle doit également être résistante à l’abrasion.

Vous ne regarderez plus vos chaussures de la même manière. Avant d’acheter votre prochaine chaussure, touchez-la, tordez-la dans tous les sens, sous-pesez la et questionnez-vous sur le vrai rôle de toutes ces caractéristiques. Est-ce vraiment efficace ? Ne prenez pas comme parole d’évangile le discours du vendeur !

Vos sensations de course, votre chrono et vos blessures sont-ils vraiment améliorés ?

Écrire commentaire

Commentaires: 3
  • #1

    Wilber Ruhland (vendredi, 03 février 2017 01:22)


    It's going to be finish of mine day, but before finish I am reading this wonderful post to increase my know-how.

  • #2

    Denyse Olsen (lundi, 06 février 2017 14:00)


    What's up to all, how is the whole thing, I think every one is getting more from this site, and your views are good in favor of new visitors.

  • #3

    Nisha Letts (lundi, 06 février 2017 14:25)


    Hi to every body, it's my first pay a quick visit of this website; this web site carries awesome and really excellent material for readers.